Une version parodique du célèbre jeu d'horreur Five Nights at Freddy's mettant en scène Jeffrey Epstein fait actuellement polémique dans les établissements scolaires français. Baptisé "Five Nights at Epstein's", ce jeu en ligne attire de nombreux lycéens tout en suscitant l'inquiétude des parents et du corps enseignant.
Le concept du jeu qui fait polémique
Dans cette adaptation satirique, les joueurs doivent survivre en évitant de croiser la route de personnages controversés comme Jeffrey Epstein, le financier américain décédé en prison en 2019, ou encore Donald Trump. Le principe reprend les mécaniques du jeu original où il faut échapper à des personnages menaçants dans un environnement clos. Cette transposition détourne l'univers fictif pour l'ancrer dans des références à des personnalités réelles impliquées dans des scandales.
Un phénomène viral chez les lycéens
Le jeu connaît une popularité croissante parmi les élèves de lycée, qui y accèdent facilement via internet. Sa diffusion s'appuie sur le bouche-à-oreille numérique typique des contenus viraux chez les adolescents. L'aspect transgressif et l'utilisation de références d'actualité contribuent à son attrait auprès de cette tranche d'âge, friande de contenus décalés et provocateurs.
L'inquiétude des parents et professeurs
Selon BFMTV, les parents et enseignants manifestent leur préoccupation face à ce phénomène. Leurs craintes portent sur l'exposition des jeunes à des contenus faisant référence à des affaires criminelles réelles, notamment les accusations de trafic sexuel qui visaient Jeffrey Epstein. Le caractère ludique du jeu pourrait banaliser des sujets graves auprès d'un public adolescent encore en formation.
Les questions soulevées par ce phénomène
Ce cas illustre les défis posés par la régulation des contenus numériques accessibles aux mineurs. Il soulève des interrogations sur la responsabilité des plateformes hébergeant ces créations et sur l'accompagnement nécessaire des jeunes dans leur consommation de contenus en ligne. La frontière entre liberté créative, humour de transgression et protection de la jeunesse reste un sujet de débat dans l'écosystème numérique actuel.