L'Iran aurait lancé une campagne de recrutement d'ampleur exceptionnelle, mobilisant jusqu'à 1 million de volontaires pour se préparer à une éventuelle offensive terrestre américaine. Cette mobilisation inclut des jeunes âgés de moins de 15 ans, constituant selon le droit international un crime de guerre, rapporte le Financial Times.

Recrutement massif face aux tensions

Face à l'escalade des tensions avec les États-Unis, le pouvoir iranien a mis en place une campagne de mobilisation sans précédent. Les autorités iraniennes cherchent à constituer une force de défense territoriale capable de résister à une intervention militaire terrestre. Cette stratégie s'inscrit dans la doctrine de "défense en profondeur" développée par les Gardiens de la Révolution, visant à transformer tout conflit en guerre d'usure prolongée sur le territoire iranien.

Enrôlement de mineurs : violation du droit international

L'aspect le plus controversé de cette campagne concerne le recrutement de jeunes de moins de 15 ans. Selon les Conventions de Genève et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, l'enrôlement d'enfants soldats constitue un crime de guerre. Cette pratique expose l'Iran à de potentielles poursuites internationales et ternit davantage son image sur la scène mondiale. Les experts en droit humanitaire soulignent que cette violation des normes internationales pourrait justifier des sanctions supplémentaires.

Hésitations dans la population

Malgré la propagande officielle, tous les Iraniens ne répondent pas avec enthousiasme à cet appel à la mobilisation. Le Financial Times rapporte que certains citoyens hésitent à s'engager, reflétant les divisions internes face aux politiques du régime. Cette réticence s'explique notamment par la situation économique difficile du pays, aggravée par les sanctions internationales, et par la lassitude d'une partie de la population face aux tensions géopolitiques récurrentes.

Implications stratégiques régionales

Cette mobilisation massive révèle l'ampleur de la préparation iranienne face à un conflit potentiel. Elle s'inscrit dans une stratégie plus large de dissuasion par déni, visant à décourager toute intervention militaire en rendant le coût d'une occupation prohibitif. Cette approche pourrait également influencer les calculs stratégiques des alliés régionaux de l'Iran et modifier les équilibres au Moyen-Orient. Les analystes militaires estiment que cette mobilisation, bien qu'impressionnante numériquement, soulève des questions sur la formation et l'équipement réel de ces volontaires.