Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a vivement réagi ce vendredi 3 avril 2026 aux accusations visant l'eurodéputée Rima Hassan, placée en garde à vue la veille. Le député dénonce des "fuites policières et judiciaires" qu'il attribue à une volonté de "salir La France insoumise".

Bompard conteste les accusations de drogue

Sur BFMTV ce matin, Manuel Bompard a "affirmé solennellement" que "Rima Hassan n'a pas consommé de drogues et ne détenait pas de drogue" lors de son audition. Selon lui, l'eurodéputée ne possédait que "du CBD, une substance parfaitement légale" et qui "n'est pas de la drogue". Cette précision intervient alors que des informations contradictoires circulaient sur les motifs de la garde à vue.

Accusations contre Laurent Nuñez

Le coordinateur de LFI s'en prend directement au ministre de l'Intérieur, estimant que "Laurent Nuñez fait fi de la présomption d'innocence". Cette attaque fait suite aux déclarations du ministre sur l'antenne de BFMTV, que Manuel Bompard juge inappropriées dans le contexte judiciaire en cours. Le député réclame l'ouverture "d'enquêtes administratives" pour identifier "les fuites de fausses informations".

Dénonciation d'un acharnement politique

Manuel Bompard élargit sa critique en dénonçant un "acharnement judiciaire et politique" contre son parti. Selon lui, on "reproche à Rima Hassan d'être une voix engagée pour dénoncer le génocide à Gaza". Cette déclaration place l'affaire dans un contexte géopolitique plus large, l'eurodéputée étant connue pour ses positions sur le conflit au Proche-Orient.

Tensions autour de la présomption d'innocence

L'affaire cristallise les tensions entre LFI et l'exécutif, le parti d'opposition accusant le gouvernement d'instrumentaliser la justice. Les demandes d'enquêtes administratives de Manuel Bompard visent à établir l'origine des informations divulguées dans les médias. Cette polémique intervient dans un contexte politique tendu, où chaque camp cherche à préserver son image publique face aux accusations.