La préfecture de police de Paris a interdit par arrêté, jeudi 2 avril 2026, la Rencontre annuelle des musulmans de France. Ce rassemblement religieux, prévu du 3 au 6 avril au Bourget en Seine-Saint-Denis, ne pourra finalement pas se tenir en raison du "risque terroriste" selon les autorités.

Interdiction officielle par arrêté préfectoral

L'arrêté préfectoral, publié jeudi, empêche la tenue de cet événement religieux majeur qui devait accueillir des milliers de participants. La décision intervient à moins de 24 heures du début prévu de la manifestation, créant une situation inédite pour les organisateurs et les fidèles attendus. Cette interdiction concerne l'ensemble des activités prévues sur le site du Bourget, traditionnellement utilisé pour ce type de rassemblement communautaire.

Arguments sécuritaires invoqués

La préfecture justifie sa décision par l'existence d'un "risque terroriste" pesant sur la communauté musulmane. Cette évaluation des services de renseignement français s'inscrit dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par une vigilance renforcée des autorités. Le niveau d'alerte Vigipirate, maintenu à un niveau élevé, influence directement ce type de décision administrative concernant les grands rassemblements publics.

Réactions de la communauté musulmane

Les organisateurs de la Rencontre annuelle des musulmans de France n'ont pas encore officiellement réagi à cette interdiction de dernière minute. Cet événement, qui constitue un rendez-vous spirituel et culturel important, rassemble habituellement des participants de toute la France. La communauté musulmane française, représentant environ 5 millions de personnes selon les estimations, voit ainsi annulé l'un de ses principaux rassemblements annuels.

Enjeux liberté religieuse et sécurité

Cette interdiction soulève des questions sur l'équilibre entre impératifs sécuritaires et liberté de culte garantie par la Constitution française. Les autorités doivent concilier la protection des citoyens avec le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté de rassemblement religieux. Cette décision s'inscrit dans un débat plus large sur la gestion du fait religieux musulman en France et les mesures de sécurité qui l'encadrent.