Une pétition intitulée "Non à la loi Yadan" s'opposant à la proposition de loi de lutte contre les formes renouvelées d'antisémitisme a franchi le cap des 200 000 signatures depuis sa mise en ligne le 18 février 2026. Cette mobilisation place désormais cette pétition au second rang des plus signées sur le site officiel de l'Assemblée nationale.

La mobilisation atteint un niveau record

Depuis son lancement il y a près de deux mois, la pétition "Non à la loi Yadan" a recueilli plus de 200 000 signatures, selon les données officielles de l'Assemblée nationale. Cette progression constante témoigne d'une mobilisation soutenue contre cette proposition de loi portée par des députés de différents groupes parlementaires. Le rythme de signature s'est maintenu à plusieurs milliers par jour depuis le début du mois d'avril 2026.

Une opposition structurée à la proposition de loi

La pétition conteste spécifiquement les dispositions de la proposition de loi Yadan relative à la lutte contre les formes renouvelées d'antisémitisme. Les signataires expriment leurs inquiétudes concernant certains articles du texte qu'ils jugent susceptibles de porter atteinte à la liberté d'expression. Cette mobilisation reflète un débat plus large sur l'équilibre entre la protection contre les discriminations et la préservation des libertés publiques.

Les enjeux autour de la définition de l'antisémitisme

La controverse porte notamment sur l'adoption d'une définition élargie de l'antisémitisme, incluant certaines critiques d'Israël. Les opposants au texte craignent que cette définition ne conduise à une restriction du débat public sur les questions géopolitiques du Proche-Orient. Les défenseurs de la proposition soulignent au contraire la nécessité d'adapter la législation aux nouvelles formes d'antisémitisme, particulièrement présentes sur les réseaux sociaux.

Perspectives pour l'examen du texte

Cette pétition record intervient alors que la proposition de loi doit prochainement être examinée par les commissions parlementaires. Le nombre de signatures atteint pourrait influencer les débats à venir et pousser les députés à des amendements substantiels. L'ampleur de cette mobilisation citoyenne constitue un élément inédit dans le processus législatif français sur ces questions sensibles.