La cour d'appel a confirmé les lourdes peines de prison prononcées contre trois anciens rugbymen de Grenoble condamnés pour viol en réunion. Denis Coulson et Loïck Jammes écopent de 14 ans de réclusion criminelle, tandis que Rory Grice est condamné à 12 ans de prison pour les faits commis en 2017.

Confirmation des peines en appel

Les magistrats de la cour d'appel ont maintenu les condamnations prononcées en première instance contre les trois anciens joueurs. L'Irlandais Denis Coulson et le Français Loïck Jammes voient leur peine de 14 ans de réclusion criminelle confirmée. Le Néo-Zélandais Rory Grice reste condamné à 12 ans de prison. Ces peines reflètent la gravité des faits reprochés et l'absence de circonstances atténuantes retenues par la cour.

Les faits jugés depuis 2017

L'affaire remonte à 2017, lors d'un après-match particulièrement alcoolisé à Bordeaux. Les trois rugbymen sont accusés du viol d'une jeune femme de 20 ans dans des circonstances que la justice a qualifiées de viol en réunion. Cette qualification pénale, particulièrement grave, entraîne des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 20 ans. L'enquête et les débats judiciaires se sont étendus sur plusieurs années, mobilisant témoins et expertises.

Profil des condamnés

Denis Coulson, de nationalité irlandaise, et Loïck Jammes, français, évoluaient tous deux au FC Grenoble au moment des faits. Rory Grice, joueur néo-zélandais, faisait également partie de l'effectif grenoblois. Ces trois sportifs professionnels, alors en activité dans le championnat français de rugby, voient désormais leur carrière définitivement compromise par ces condamnations pénales. Leur statut de joueurs professionnels n'a constitué aucune circonstance atténuante aux yeux de la justice.

Perspectives judiciaires

Les avocats des trois condamnés ont d'ores et déjà annoncé leur intention de former des pourvois en cassation. Cette procédure constitue le dernier recours possible devant la Cour de cassation, qui vérifiera uniquement la bonne application du droit sans réexaminer les faits. En cas de rejet des pourvois, les condamnations deviendront définitives. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les violences sexuelles dans le sport, domaine où les institutions multiplient les initiatives de prévention et de sanctions.